Semaine européenne de la vaccination (23-29 avril 2018) : « La vaccination est un droit ! »

Du 23 au 29 avril 2018, la Région européenne de l’OMS célèbre la Semaine européenne de la vaccination, qui vise à promouvoir l’utilisation des vaccins pour protéger de la maladie les personnes de tout âge et de faire prendre conscience de l’importance de la vaccination pour la santé et le bien-être.

Les vaccins sont les moyens les plus efficaces pour se protéger contre certaines maladies infectieuses graves, des maladies évitables, potentiellement invalidantes, voire mortelles. C’est la mesure de santé publique la plus performante en matière de prévention primaire qui a été introduite au
20e siècle.

En effet, grâce à la vaccination, la santé des populations s’est sensiblement améliorée au cours des dernières décennies et l’espérance de vie a considérablement augmenté dans le monde.

Efficacité démontrée

L’efficacité et l’innocuité des vaccins sont très largement démontrées : la variole a été éradiquée de la planète. La poliomyélite a disparu d’Europe occidentale, et plusieurs maladies graves, comme la diphtérie et le tétanos, ont quasiment disparu de nos régions.

Cependant, d’autres maladies pour lesquelles il existe un vaccin, comme la rougeole, la rubéole et les oreillons, sévissent toujours.

« La vaccination peut sauver des vies ! Pour continuer à se protéger contre ces maladies et afin d’éviter qu’elles ne réapparaissent, il est important de se faire vacciner et de garder la couverture vaccinale à un niveau élevé. » souligne la ministre de la Santé, Lydia Mutsch.

La vaccination est largement reconnue comme l’une des interventions sanitaires les plus efficaces et les moins coûteuses. Pourtant, aujourd’hui, le nombre d’enfants qui, dans le monde, ne sont pas vaccinés ou qui le sont insuffisamment avoisine encore les 19,4 millions dans le monde chaque année.

L’importance d’une couverture vaccinale élevée

Malgré tous ces efforts, l’Europe fait actuellement face à de larges épidémies de rougeole. Pire, elle exporte la rougeole vers d’autres pays du monde. Le risque de réintroduction du virus de la poliomyélite dans l’Union européenne demeure significatif, menaçant le statut de « région libre de polio », et contrant les efforts de « l’initiative globale d’éradication de la polio » de l’OMS.

« Les défis actuels, en rapport avec des taux de couverture vaccinale en baisse ou fluctuants, avec des ruptures de stocks de vaccins, avec des campagnes de désinformation menées par des anti-vaccinateurs contestants les bienfaits des vaccinations recommandées, nécessitent une réponse urgente ! » insiste Lydia Mutsch.

La vaccination est un droit individuel et une responsabilité collective

Pour contribuer à remédier aux lacunes, la Semaine européenne de la vaccination 2018 aura pour thème la vaccination en tant que droit individuel et responsabilité partagée.

Les vaccins assurent une protection individuelle contre des maladies dangereuses. Mais ce ne sont pas leurs seuls avantages. Lorsque tous les individus vaccinables d’une communauté ont été vaccinés, il ne reste pas assez de personnes vulnérables pour continuer à transmettre une maladie contagieuse. Ensemble, les vaccins protègent les plus vulnérables, dont les bébés. Toute personne mérite d’être vaccinée et partage la responsabilité sociale de protéger ceux qui ne peuvent se protéger eux-mêmes.

La campagne de sensibilisation « La vaccination, une victoire pour la vie ! »

Dans le cadre de la Semaine européenne de la vaccination, le ministère de la Santé lance annuellement une campagne de sensibilisation, afin de rappeler l’importance de la vaccination à la population à toutes les étapes de la vie. En effet, le ministère s’engage pour une information objective, et pour la promotion des vaccinations en général.

La vaccination rencontre actuellement certaines réticences quant à son efficacité et sa sécurité, et des campagnes de désinformation menées par des anti-vaccinateurs déstabilisent les parents.

« Les préjugés et les réticences mettant en doute l’efficacité et la sécurité des vaccins déstabilisant les parents, doivent être combattus fermement. » rappelle la ministre.

C’est pourquoi le ministère de la Santé mettra l’accent cette année sur les arguments qui combattent les préjugés et les fausses opinions affirmant que les vaccins sont dangereux.

Un envoi élargi du matériel d’information (brochures et affiches) s’adressant aux médecins, personnels de santé, aux hôpitaux, pharmacies et communes, aura lieu. Des mises à jour sur le site internet du ministère de la Santé sont prévues, ainsi que la publication de « posts » et d’une vidéo animée sur les réseaux sociaux.

Au-delà, la ministre de la Santé, Lydia Mutsch, participera à une « Conférence sur les enjeux de la vaccination et les actions de l’Union européenne pour protéger ses citoyens contre les maladies à prévention vaccinale », qui aura lieu le 21 avril de 11.00 à 12.30 à la Maison de l’Union européenne à Luxembourg-Ville.

La vigilance reste de mise !

Au Luxembourg, la couverture vaccinale des enfants résidents est évaluée tous les 5 ans grâce à une enquête vaccinale nationale représentative, effectuée auprès des enfants âgés de 25 à 30 mois.

Même si les résultats ont toujours été très bons, avec plus de 95% d’enfants vaccinés pour les 13 vaccins recommandés au cours des deux premières années de vie - ce qui prouve que la grande majorité des parents fait confiance au programme de vaccinations national – il convient de rester vigilant.

La couverture vaccinale RORV (rougeole, oreillons, rubéole et varicelle) doit être maintenue à plus de 95 % d’enfants vaccinés avec deux doses de vaccin, pour avoir une chance d’interrompre la circulation du virus, et espérer éliminer la rougeole et la rubéole de nos régions.

Le maintien d’une couverture vaccinale élevée est également important pour empêcher la propagation de maladies infectieuses importées d’autres pays, où ces maladies ne sont pas encore éradiquées.

La Région européenne de l’OMS continue de bénéficier d’une couverture vaccinale globale élevée chez les enfants et progresse dans la concrétisation des objectifs du Plan d’action européen pour les vaccins, y compris en ce qui concerne l’élimination de la rougeole et de la rubéole. Malheureusement, les bienfaits des vaccins sont inégalement répartis dans la Région, où beaucoup trop d’enfants sont privés de la protection qu’ils méritent.

En 2016, 1 nourrisson de la Région sur 15 n’a pas reçu son premier vaccin anti-rougeoleux et 1 sur 21 ne s’est pas vu administrer toutes les doses recommandées de vaccins contre la diphtérie, le tétanos et les oreillons. De telles lacunes dans la couverture ont entraîné des flambées de maladies évitables dans la Région.

  • Dernière modification le 23-04-2018