Journée mondiale sans tabac 2018

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, célébrée le 31 mai 2018, le ministère de la Santé, rejoint l’appel de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et rappelle les risques que représente la consommation de tabac pour la santé, et réaffirme son engagement sans faille dans la lutte contre le tabagisme.

Selon l’OMS, l’épidémie du tabac tue plus de 7 millions de personnes par an à travers le monde, dont près de 900.000 sont des non-fumeurs, exposés au tabagisme passif (1).

Aujourd’hui, au Luxembourg, on enregistre environ 1.000 morts par an, dont près de 90 dus au tabagisme passif. « Ces chiffres sont inacceptables ! Nous nous devons de réagir en mettant en place une politique de santé publique ambitieuse, portée par tous les acteurs contre le tabagisme », réclame la ministre de la Santé, Lydia Mutsch.

En effet, en ligne avec les efforts soutenus au cours des dernières années, par des renforcements successifs de la législation et des campagnes d’information, la ministre de la Santé n’est pas prêt à lâcher prise, mais poursuivra ses démarches dans la lutte contre le tabagisme dans une approche « Health in all policies ». 

Parmi les maladies liées au tabagisme, citons le cancer du poumon, dont 90% sont provoqués par le tabac selon l’OMS, mais aussi le cancer de la bouche, du pharynx, du larynx, le cancer de la vessie et du sein, ou encore les maladies chroniques du poumon (ex. la BPCO). Les maladies cardiovasculaires causées par le tabagisme restent la principale cause de mortalité prématurée chez le fumeur, ainsi que chez les victimes du tabagisme passif. Elles représentent à elles-seules près de la moitié des décès des fumeurs.

« Le tabac vous brise le cœur : choisissez la santé, pas le tabac »

Pour la Journée mondiale sans tabac de 2018, l’OMS a choisi pour thème les maladies cardio-vasculaires. Ces dernières ont pour origine la détérioration des vaisseaux sanguins. La cause principale en est la consommation de tabac, mais des facteurs additionnels, comme le cholestérol ou des facteurs héréditaires, peuvent venir aggraver ou accélérer le développement des maladies cardiovasculaires.

Ces risques sont heureusement réversibles, car un an après l’arrêt complet de la cigarette, le risque de maladies cardio-vasculaires aura baissé de 50% !

D’après un sondage du ministère de la Santé (TNS/ILRES - mai 2018) sur les retombées de la loi antitabac du 13 juin 2017, entrée en vigueur le 1er août 2017, il ressort que :

  • Le taux de fumeurs au Luxembourg se situe aux alentours de 21%.
  • 90% des personnes interrogées sont favorables aux mesures prises dans le cadre de la nouvelle loi et 70% seraient également favorables à une augmentation du prix du tabac.
  • Concernant les mesures visant à protéger la population du tabagisme passif, 83% des sondés se déclarent en faveur d’une extension des interdictions de fumer sur les lieux publics (arrêts de bus, lieux de travail, etc.).
  • La prévalence tabagique reste élevée surtout auprès des tranches d’âge allant de 16 à 34 ans.

Dans ce sens, le ministère de la Santé organise chaque année une campagne d’information et de sensibilisation sur le sujet du tabagisme et de sa prévention, et propose des mesures d’aide et d’accompagnement au sevrage tabagique.

La Journée mondiale sans tabac 2018 est aussi l’occasion pour le Luxembourg, de tirer un premier bilan à mi-parcours de son « Plan National de Lutte contre le Tabagisme 2016-2020 » (PNLT). Ce plan a pour objectif d’offrir à la population un environnement favorable pour prévenir le tabagisme et obtenir un sevrage tabagique durable.

« Notre principal but est de protéger les jeunes et de prévenir leur entrée dans le tabagisme, étant donné que 70 % des fumeurs commencent à fumer avant l’âge de dix-huit ans et 94 % avant l’âge de vingt-cinq ans. », souligne Lydia Mutsch.

Le PNLT met également un accent particulier sur l’aide au sevrage tabagique pour les fumeurs et fumeuses désireuses d’arrêter de fumer durablement.

  • Dernière modification le 31-05-2018