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Sérologie du cytomégalovirus [Sérologie CMV]


Quelles sont les précautions particulières à prendre?

Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

En quoi consiste cette analyse?

Le cytomégalovirus entraîne une infection qui passe le plus souvent inaperçue, mais peut être grave si elle survient chez des sujets immunodéprimés (sujets infectés par le virus du SIDA ou sujets transplantés par exemple) ou bien au cours de la grossesse car il existe alors un risque de transmission au bébé pouvant mettre sa vie en danger.

La sérologie CMV consiste à rechercher la présence d'anticorps anti-CMV, témoins d'une réaction spécifique de l'organisme envers ce virus et donc d'une infection à CMV.

A quoi sert cette analyse?

  • Cet examen permet de faire le diagnostic d'une infection à CMV, lorsqu'elle est suspectée.
  • Il permet aussi de déterminer le statut immunitaire d'une femme en âge de procréer, c'est-à-dire de savoir si cette femme a déjà rencontré ce virus auquel cas elle sera "immunisée" et donc, en principe, protégée.
  • Cette sérologie est aussi recommandée au cours de la grossesse.
Si elle est négative, des conseils d'hygiène limitant les risques de contamination pourront être dispensés. L'infection étant souvent transmise par des enfants en bas âge (attention à la salive), il faut limiter les contacts intimes avec des nourrissons, surtout s'ils sont gardés en crèche (ne pas sucer la cuillère ou la tétine après l'enfant, par exemple).

Quelles sont les valeurs normales?

Deux types d'immunoglobulines sont dosés: les immunoglobulines G ou IgG anti-CMV et les immunoglobulines M ou IgM anti-CMV.

En l'absence de contact récent ou ancien avec le CMV, le taux des anticorps est normalement < 150 U.

Comment est interprété le résultat?

L'absence d'IgG et d'IgM anti-CMV signifie que le sujet n'a jamais rencontré le CMV et qu'il n'est donc pas protégé contre une infection par ce virus.

La présence d'IgM seules traduit le plus souvent une infection récente.

La présence d'IgM et d'IgG et l'augmentation du taux des IgM constatée sur un second prélèvement effectué 2 à 3 semaines plus tard traduit une infection récente évolutive.

La présence d'IgG seules à un taux stable sur les 2 prélèvements (effectués à 2 ou 3 semaines d'écart) traduit une infection ancienne. Il n'y a dans ce cas pas de risque au cours de la grossesse puisque la mère est à priori protégée contre ce virus (seule la primo-infection au cours de la grossesse entraîne un risque pour le bébé).

Auteur : Carole Emile, Pharmacien Biologiste

Mis à jour le : 15-01-2007


Ce dictionnaire est édité par la société E-santé S.A., une société à vocation européenne présente en France et en Belgique par ses portails santé e-sante.fr, e-sante.be et e-gezondheid.be.

Le Portail Santé vous offre de l’information, il ne remplace pas votre médecin. Si vous souffrez ou présentez des symptômes, consultez votre médecin.

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