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La recherche dans le domaine de la santé


Au Luxembourg, la recherche en santé relève du secteur public et du secteur privé. Ci-dessous, vous trouverez les principaux acteurs qui interviennent dans la recherche en santé au Luxembourg, son financement, ainsi que les organes nationaux qui visent à protéger les citoyens impliqués dans des projets de recherche et les données collectées.

Ses acteurs

Au Luxembourg, la recherche est assurée par les organismes suivants :

  • Le Centre de Recherche Public de la Santé (CRP-Santé) est une institution publique sous la double tutelle du Ministère de la Santé d'une part et du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche d'autre part. Il développe la recherche biomédicale et clinique, ainsi que la recherche en santé publique.
  • L'Integrated BioBank of Luxembourg (IBBL) est une fondation grand-ducale sans but lucratif. Son rôle est de mettre à la disposition de la recherche des échantillons multiples (sanguins, tissulaires, salivaires, tumoraux,...) provenant de personnes en bonne santé comme de personnes atteintes d'une maladie spécifique. Ces échantillons seront répertoriés, traités et analysés. Ils permettront la réalisation de projets de recherche nationaux et internationaux ayant un objectif commun: l'amélioration de la prévention, du diagnostic et du traitement des maladies.
  • Le Centre de Ressources des Technologies pour la Santé (CR Santec) est un département du Centre de Recherche Public Henri Tudor qui met la technologie de la santé au service des patients et des professionnels de santé, de la sécurité sociale et de la famille. Il vise à améliorer l'efficacité de certaines activités dans ce domaine.
  • L'Université du Luxembourg participe à la recherche pour la santé, notamment dans le domaine de la biomédecine. Elle est composée d'unités de recherche, qui mettent en oeuvre des projets de recherche et des activités scientifiques.
  • Le Laboratoire National de Santé (LNS) a des missions de santé publique telles que l’étude des problèmes d’épidémiologie et d’hygiène. Il participe à la politique sanitaire du pays et à la médecine humaine en général. Le LNS contrôle les médicaments et les denrées alimentaires; il effectue également des analyses toxicologiques ainsi que des travaux de recherche dans certaines disciplines touchant le domaine de la santé publique.
  • Les hôpitaux et les médecins cliniciens proposent des projets de recherche clinique visant l'amélioration des traitements ou des méthodes diagnostiques.
  • Les associations professionnelles soutiennent aussi des projets de recherche ciblés sur leur thématique comme les maladies cardio-vasculaires.
  • Les fondations proposent ou réalisent des projets de recherche comme, par exemple, la Fondation Cancer ou la Fondation de Recherche Cancer et Sang.

Son financement

Le financement des projets de recherche est assuré par diverses voies publiques et privées:

  • le Ministère de la Recherche finance environ 60% des dépenses consacrées à la recherche ;
  • le Ministère de la Santé, le Département Ministériel des Sports et le Ministère de la Sécurité Sociale financent aussi des projets de recherche ;
  • le Ministère des Travaux Publics investit dans les bâtiments hébergeant les activités de recherche ;
  • le Fonds National de la Recherche finance des projets de recherche sur appel à projet évalués par des experts étrangers ;
  • les sociétés pharmaceutiques investissent dans des études cliniques ou des essais de médicaments ;
  • les fondations et les associations de patients participent au financement en partie ou en totalité de certains projets de recherche sur des thématiques les concernant: maladie de Parkinson, maladie d'Alzheimer, cancer, maladies cardio-vasculaires,...
  • des donateurs enfin apportent aussi leur contribution active à la recherche notamment dans le cadre de Télévie;
  • d'autre part, certains projets de recherche bénéficient de financement européens dans le cadre d'appels à projet.

La protection du citoyen et des données

La protection des personnes participant à un projet de recherche (essai d'un nouveau médicament, d'une nouvelle technique médicale,...) est assurée par le Comité National d'Éthique de Recherche du Luxembourg (CNER), qui s'assure que les expérimentations humaines dans les recherches respectent les règles éthiques internationales. Sans l'approbation du CNER et du Ministère de la Santé, aucun essai clinique ou projet de recherche en santé ne peut avoir lieu.

Pour les autres questions dans le domaine de la bioéthique, la Commission Consultative Nationale d'Éthique pour les sciences de la Vie et de la Santé (C.N.E.) rend des avis aux autorités publiques afin de conseiller sur les orientations à prendre.

Tout projet de recherche clinique doit également recevoir une autorisation ou être notifié à la Commission Nationale pour la Protection des Données. Cette commission est chargée de contrôler et de vérifier la légalité des traitements des données récoltées dans le cadre des recherches et doit assurer le respect des libertés et droits fondamentaux des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel.


Le présent texte ne remplace en aucun cas les textes légaux ou réglementaires en vigueur.

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Le présent texte ne remplace en aucun cas les textes légaux ou réglementaires en vigueur.

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